Dialogue entre Nina Bouraoui et Abdellah Taïa, auteurs de 'Garçon manqué' et 'Une mélancolie arabe'
J'ai récemment lu les oeuvres Garçon Manqué et Une mélancolie arabe en cours. Je trouvé entre ces deux oeuvres assez des points en commun. Voyons ce qu'en pensent leurs auteurs, Nina Bouraoui et Abdellah Taïa, respectivement. Nina Bouraoui : Bonjour Abdellah, ça me fait plaisir de discuter avec vous aujourd'hui. Abdellah Taïa : Bonjour Nina, c'est un honneur de parler avec vous également. Nina Bouraoui : J'ai récemment lu votre livre Une mélancolie arabe . Je l'ai trouvé très touchant. Comment avez-vous eu l'idée d'écrire sur votre propre vie ? Abdellah Taïa : Merci beaucoup, Nina. Mon livre est en effet très personnel. J'ai voulu raconter mon histoire, celle d'un garçon marocain qui grandit dans une société conservatrice et qui se sent différent. Et vous, comment avez-vous eu l'idée d'écrire Garçon manqué ? Nina Bouraoui : J'ai été inspirée par ma propre adolescence, où j'ai ressenti le besoin de m'exprimer librement...